Quelle année des amis ! 2025 a commencé par un tout nouveau projet, celui de devenir cuisinier et de commencer à vendre ma cuisine sur les marchés en parallèle de mon activité de graphiste. Voici un petit retour sur un an de lancement :
Janvier-février : je mets au point un plan de culture et je lance les premiers semis des légumes qui me serviront en cuisine
Février-mars : Je pars trois semaines me former à la cuisine végétale à l'école Vert la Table. Je cuisine déjà végan mais je n'ai ni les réflexes ni l'organisation des grands chefs donc c'est ce que je viens chercher. J'y trouve aussi de nouvelles techniques pour enrichir ma carte.
Mars-avril : Je crée ma société et je découvre que les démarches administratives sont quasiment inaccessibles aux personnes qui n'ont pas de smartphone comme moi : impossible de modifier mon dossier à l'INPI, de récupérer mon diplôme de cuisine, un enfer !
Avril-mai : J'attends que l'organisme de certification Bio visite mon champ et constate la friche pour bénéficier de l'agrément bio dès la première année, puis je peux commencer à préparer le sol, l'irrigation et tout ce qu'il faut anticiper pour accueillir les jeunes plants. C'est là que je me rends compte que ma mini-serre est trop petite pour mon activité, je vais perdre plusieurs plants faute de place.
Mai-juin : Je mets en terre mes plants in extremis avant de débuter les travaux de ma cuisine pour la mettre aux normes d'hygiène. Comme tous les travaux qu'on fait soi-même je metsle double du temps prévu mais j'apprends beaucoup !
Juin-juillet : J'aurais dû commencer à cette période mais la cuisine n'est pas finie, la communication et le stand ne sont pas prêts, et les légumes tardent à mûrir. Je préfère prendre attendre d'être prêt pour me lancer sur les marchés.
Juillet-août : Je met un premier pied dans l'univers des marchés hebdomadaires avec une offre de tartes salées "très locales". Je me fais vite une place et des clients réguliers qui apprécient ma cuisine. Je sympathise avec les autres stands qui m'apprennent à viser les meilleures places de marché, à rendre mon stand attrayant, etc.
Août-septembre : Tout roule ! La cuisine est fonctionnelle, le stand brille de mille tartes, la production est au rendez-vous, il est temps de marquer le coup avec une soirée d'inauguration pour faire connaître "La Graille, snack végétal" autour de moi.
Septembre-octobre : Je me rends compte de l'écart entre la haute-saison et l'automne : mes ventes se divisent par deux. Les autres stands m'avaient prévenus. Heureusement mon inauguration se passe a merveille et ce sont près de 90 personnes qui viennent me donner de la force.
Octobre-novembre-décembre : Je tente quelques foires et marchés de Noël et j'en profite pour mettre en avant une idée de tartes en forme de cornet. Le principe plait mais je sens qu'il marcherait mieux dans les gros événements comme des festivals de musique.
Décembre-janvier : je fais une pause et je tire le bilan de l'année. Certes je n'ai pas été suffisamment régulier et j'ai eu du mal à tenir les délais au champs, mais je mets ça sur le compte des plâtres à essuyer de la première année et sur la difficulté de tout lancer en même temps. L'an prochain je n'aurai pas à jongler entre le champ, la formation et les travaux.
Avec le recul je me sens très chanceux et fier d'avoir réussi à lancer une activité qui marche bien dès les débuts. Aujourd'hui mes semaines s'organisent entre graphisme, cuisine et travail au champ, ce qui triple le sentiment d'accomplissement, si cher à mon côté "bourreau de travail".